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AZ
Présentation alphabétique et chronologique de la théorie des opérations sémantiques (1979-2011)




Table d'orientation d'AZ
1 — Absolu · Applicatif2 — Apposition · Classème3 — Cliché · Contiguïté4 — Contradiction · Différenciation5 — Direct (sens) · Étymon
6 — Expansion · Hypotypose7 — Iconisme · Interaction8 — Interdéfinition · Métaterme9 — Métonymie · Paradigme10 — Paradoxe · Polysémie
11 — Polysyndète · Quasi-homonyme12 — Racine · Répartitivité13 — Répétabilité · Semiosis14 — Sémio-syntaxe · Synapsie15 — Synecdoque · Zeugme

L'index général d'az est en tête de la marge de gauche ou encore ici même :  les suppléments forment six pages dont voici l'index.




I




Absolu  ·  Applicatif




Table d'orientation de la page 1
absolu  ·  abstraction [des sèmes]  ·  abstrait-concret  ·  accompli  ·  actif (verbe)  ·  actualisation  ·  adjectif  ·  adjoint  ·  adjonctif  ·  affinité  ·  affixe  ·  agrammaticale  ·  agrammaticalité  ·  allégorie  ·  allitération  ·  allusion  ·  alternative  ·  ambiguïté  ·  ambiguïté (levée d')  ·  amphibologie  ·  anacoluthe  ·  analogie 1  ·  analogie 2  ·  analycité  ·  analyse  ·  analyse comparative  ·  analyse sémique  ·  anaphorique  ·  anaphrase  ·  anisomorphisme  ·  anisosémie  ·  annomination  ·  anomalie  ·  anosème  ·  antanaclase  ·  antilogie  ·  antinomie  ·  antiphrase  ·  antiréflexivité  ·  antisymétrique  ·  antithèse  ·  antonomase  ·  antonyme  ·  antonymie I  ·  antonymie II  ·  aoriste  ·  apodictique  ·  apodose  ·  aporie  ·  apostrophe  ·  appartenance  ·  applicatif


« Il est extrêmement difficile de parler du sens
et d'en dire quelque chose de sensé.
 » A.-J. Greimas.

« Pris isolément, presque tous les mots ont plusieurs significations.
Mais dans toute phrase bien construite, ils ont toujours
le sens précis voulu par l'auteur.
 » Jules Verest, S. I.



REFONTE et RÉVISION D'AZ  —  L'ancien Aide-mémoire est maintenant intégré aux fiches d'AZ ;  les suppléments, toutefois, par leur nature le plus souvent grammaticale, restent des suppléments.  Pour distinguer les entrées originales d'AZ de celles de l'Aide-mémoire, en plus du ton, les termes d'Az seront en ocre et ceux de l'Aide-mémoire en bleu.

Le tableau des sources complémentaires peut être consulté dans l'index.  La table d'orientation devrait permettre de remédier aux inconvénients des liens inopérants, par suite de l'expansion que prend cette présentation (les liens, fonctionnels ou non, sont en vert).  Les rectifications ainsi que les nouvelles observations sont en ocre ou en violet.


Les adjonctions de citations d'auteurs, portant une date antérieure à 1950, sur fiches existantes ou sur de nouvelles fiches renvoient à la bibliographie de « De l'inférence sémantique » ;  ce sont pour l'essentiel des glanures de lectures qui n'ont pas trouvé place dans la rédaction du dernier ouvrage, mais qui conservent une certaine pertinence, malgré le temps qui nous en sépare.

Les flèches des renvois sont fermées en queue et ne doivent pas être interprétées comme des implications, dont la hampe n'est pas close (cf. ⇒) :  ⇨ ;  ⇦ ;  ⇧ (voir ci-dessus) ;  ⇩ (voir ci-dessous).




ABSOLU
Frédéric Paulhan (1878)« Examinons à ce point de vue l'antithèse du relatif et de l'absolu, nous verrons qu'une conception même vague et illimitée de ce que les métaphysiciens appellent l'absolu est impossible; l'antithèse du relatif et de l'absolu est purement relative, et il n'y a entre les deux termes de la corrélation qu'une différence de degré. L'absolu, c'est ce qui n'est pas en relation, mais est-ce ce qui n'est pas en relation avec une chose déterminée, ou bien est-ce ce qui n'est en relation avec rien du tout. Dans le langage ordinaire, c'est le premier de ces sens que l'on donne au mot absolu; en métaphysique, on doit lui attribuer le second; or le premier seul peut être accepté et compris, l'autre est totalement inconcevable. »
[Fiche ajoutée en 2010].


.
ABSTRACTION [des « sèmes »]    généralité ; parcours ; abstrait-concret
description/ 1987Les sèmes, comme les lexèmes, s'organisent en séries hiérarchiques, allant du concret (+compréhension -extension) à l'abstrait (-compréhension +extension).  Les conditions de la règle (en particulier la condition flottante) peuvent faire l'objet d'opérations sur la classe ainsi constituée.  Chaque point de la série représente un niveau d'analyse.  Si l'on considère les listes ainsi constituées comme des noms de sous-classes, Rey-Debove (1979:62) suggère d'y voir une définition en extension.  On y verra plutôt des degrés de généralisation.
exemplesGangrener ⇘ affecter ⇘ toucher ;
Affichette ⇘ affiche ⇘ feuille papier.
Obs. ⇘ remplace la notation ↳, mais les deux doivent être lues de gauche à droite, comme suit :  affichette est le subordonné de affiche ;  la flèche contraire ⇗, marque le superordonné (ou genre prochain), soit oiseau de mermouette
observationIl ne s'agit pas ici d'une reprise de la distinction entre termes abstraits et concrets.  Les « sèmes » ne peuvent pas tous être également abstraits, dans la mesure où il leur faut une certaine spécificité pour cerner leur objet.  Dans la théorie des opérations sémantiques (où ils deviennent des éléments de sens, pour éviter de les chosifier, de faire d'eux des entités autonomes, existant séparément de leur seul rôle, comprendre ou analyser un mot), l'abstraction se situe sur un continuum et culmine dans la raréfaction des éléments de sens pour un terme donné.
noteL'abstrait et le concret correspondent ici à l'étendue de la définition ou au nombre d'éléments de sens ;  l'abstraction entraîne une raréfaction de sens.  Plus simplement, le générique (le genre ou superordonné) comporte au moins un élément de sens de moins que son subordonné.  Et cela, chaque fois que l'on monte d'un cran.  —  Il faut relativiser l'affirmation de 1987, car si la classification naturelle (taxonomie) constitue une hypothèse de travail, il n'est pas sûr que tout le matériau lexical se répartissent en classes emboîtées et par conséquent, la même restriction s'appliquera aux éléments de sens (aux sèmes des autres théories).
remSans entrer dans la discussion de la qualité qui serait abstraite par rapport à l'être ou la chose (v. fiche suivante), en se souvenant que Piaget voyait des opérations concrètes dans la pensée (qui portaient sur des objets plutôt que sur des concepts), dans la conception courante, l'abstraction présente une difficulté de représentation. 

Déjà au seuil de la logique et des mathématiques, le symbole même dans sa matérialité graphique présente un degré d'abstraction plus grand que la relation qu'il représente.  Le caractère conventionnel n'y est pas étranger.  Les symboles les plus accessibles ont une iconicité remarquable, comme les chevrons qui expriment selon leur orientation, « plus grand que » et « plus petit que », mais cette iconicité tend à disparaître avec son adaptation en logique (c'est Blanché qui en signale l'origine) soit pour l'implication dans sa notation ancienne, ou encore pour l'inclusion (même signe), c'est-à-dire ‘⊃’. 

La définition qu'en donne Cuvillier n'est pas nécessairement évidente, cependant, car tout repose sur le sens dont on est en mesure de doter le terme « extension ».  ≝{Rapport de deux termes dont l'un englobe l'autre en extension}.  Le lecteur de Cuvillier a un avantage, car l'auteur a prévu un système par où l'exposant indique l'acception dans laquelle le mot est pris.  extension 3 ≝{ensemble des êtres, objets ou faits auxquels un concept s'applique, dont il peut être l'attribut}1, c'est-à-dire attribut 1 ≝terme qui, dans une proposition, désigne ce qu'on affirme ou nie du sujet 2, etc., soit « x est un oiseau », d'où l'on tire « oiseau ⊃ x », où x peut être remplacé par ‘ortolan’ (le symbole n'est pas le mien et se lit selon les auteurs « inclut » ou « implique »).

Je ne touche ici qu'à la question du sens dans l'intelligibilité (cf. ce qui nous entoure a-t-il un sens ? ), mais la référence, c'est-à-dire le monde réel, tangible, a son importance.  On peut ne pas comprendre un énoncé ou une partie d'énoncé faute de pouvoir se représenter (référent cognitif) ce à quoi se rapporte (référent matériel ou intellectuel [notionnel]) l'énoncé ou le segment plus particulièrement incriminé.  C'est aussi, en guise de consolation, par ce moyen apparemment déficitaire que l'on apprend, c'est-à-dire que l'on accroit ses connaissances en multipliant les prédicats et en en créant de nouveaux à propos de nouveaux objets (matériels ou autres ;  par ex. le Petit Larousse 1918 ouvert au hasard m'apprend que l'île des Comores, Anjouan, dont on parlait tant dans l'actualité, porte [portait] aussi le nom de Joanna).


ABSTRAIT-CONCRET  ⇨  abstraction ;  concret-abstrait
description/ Abrams[1]On parle parfois de l'abstraction d'une phrase, si elle énonce un jugement général au sujet d'une classe de choses ou de personnes (ex. 1).  Le plus souvent, on parle d'abstraction si le sujet de la phrase est abstrait, c'est-à-dire s'il désigne une qualité, comme la beauté, l'éclat ou la chaleur, ou s'il s'agit du nom d'une entité comme la poésie, la raison, la force.  Le terme concret s'applique à une phrase qui réfère à des choses et des situations particulières et pouvant être perçues.
exemple1) Tous les hommes sont égaux.  2) Sa volonté est notre paix, c'est l'océan où tout se meut. (Dante)
noteComme le montre l'exemple (2), traduit de l'anglais, la poésie mêle aisément les deux ;  comme le fait un énoncé aussi banal que « la beauté d'Alberte n'est pas vulgaire, mais sexuelle. »
définition/Petit RobertAbstrait.  Se dit d'une notion de qualité ou de relation considérée par abstraction.  La blancheur est une idée abstraite. — Qui n'existe que sous forme d'idée.
définition /Petit RobertConcret.  Qui exprime qqch de matériel, de sensible (et non une qualité, une relation) ;  qui désigne ou qualifie un être réel perceptible par les sens.
observationSi les notions font partie de la lexicologie classique, elles appartiennent à une sémantique intuitive.  Le salaud est concret ou abstrait ?  « La quintessence du salaud », est-elle mixte ou non ?
remLe Petit Larousse 1918 donne pour abstrait (adj.) qui désigne une qualité, abstraction faite du sujet, comme blancheur, bonté.  — Et pour concret (adj.) terme concret, qui désigne une qualité considérée dans un sujet, tandis que le terme abstrait n'indique que la qualité seule :  chapeau blanc (concret), blancheur (abstrait). 

On voit nettement que le concret n'est pas l'adjectif mais le déterminé.  —  On note également que la conception du concret du Petit Larousse 1918 se distingue de celle du Petit Robert
Suppl. 2010« Nos idées générales, nos idées abstraites répondent ainsi à ce qu'il y a de commun dans un nombre indéfini de perceptions et d'actes, elles sont l'effet des expériences partiellement semblables qui, en agissant à de certains égards de la même manière sur l'organisme, déterminent des tendances semblables, des virtualités permanentes, des possibilités durables de tel mode d'action ou de tel mode de pensée. Les idées d'homme, d'espace, de temps, sont des états psychologiques faibles éveillés en nous par la mise en activité plus ou moins nette, plus ou moins complète, d'un système d'éléments exprimant une certaine disposition de l'esprit, c'est-à-dire l'aptitude à percevoir et à agir d'une certaine manière que détermineront les circonstances. Ces idées abstraites deviennent peu à peu indépendantes de telle ou telle expérience particulière, c'est-à-dire qu'elles se dégagent de tel ou tel élément psychique auquel elles étaient primitivement associées. Elles en viennent à exister en elles-mêmes, à pouvoir être éveillées par un mot, par un excitant quelconque. Elles peuvent alors être examinées par l'esprit, étudiées en elles-mêmes, et bien que cette observation soit parfois illusoire, l'interprétation des états psychiques faibles étant très délicate et très difficile, car on peut les prendre un peu pour tout ce qu'on veut, et ayant besoin d'être faite par d'autres moyens que l'observation directe, elle peut conduire à de bons résultats. C'est seulement ce dernier état de l'esprit auquel on donne souvent le nom d'état abstrait. » Frédéric Paulhan (1889)


ACCOMPLI  ⇨  aspect ; inchoatif
description/ DDLEn français, l'aspect se manifeste essentiellement dans l'opposition accompli ≢ inaccompli (tableau).
suiteIl s'exprime morphologiquement, par l'opposition d'une forme simple et d'une forme composée à tous les modes, à tous les temps et à toutes les personnes, accessoirement au moyen du pronominal et, lexicalement, au moyen de périphrases verbales.  Galisson & Coste citent Wagner-Pinchon.


accompli & non accompli
actuelnon actuel
accompliIl est levéIl s'est levé
non accompliIl se lèveIl se levait


ACTIF (verbe)  ⇨  neutre
description/ PL 1918Verbe qui peut avoir un complément direct.
Forme activeForme du verbe, transitif ou intransitif, qui présente l'action faite par le sujet.
activementDans le sens actif.  Certains verbes neutres s'emploient activement.
exemple/ibid.Courir un danger ; dormir un sommeil.


ACTUALISATION  ⇨  sélection ;  détermination ;  syntagmation
définition/ LLPassage d'un sens virtuel à un sens déterminé.
exempleCarrière selon son insertion —une carrière de sable, —faire carrière dans la magistrature, —donner carrière à son ambition.
remDans la théorie des opérations sémantiques, c'est le terme de Benveniste, syntagmation qui est le plus souvent utilisé. Et qui ne suppose pas une « virtualité », mais un sémantisme indifférencié ou indécidable dans les cas de dyssémanticité.


ADJECTIF (qualificatif)  ⇨  suffixe
définitionÉlément du groupe nominal qui varie en genre et en nombre comme le substantif qu'il détermine.  Il exprime la qualité ou le rapport (grand, métallique).  On distingue donc deux types :  les adjectifs qualificatifs preoprement dits et les adjectifs de relation ou relationnels (hugolien, municipal).
remarqueSelon Culioli, l'adjectif qualificatif désigne une propriété prédiquée à propos d'un substantif (qualité soit permanente soit passagère ;  état).  Défini en extension ou en compréhension.  Le livre rouge, qui est rouge —qui appartient à la classe des objets rouges —qui a la propriété d'être rouge —qui a « la rougeur ».
observationLes adjectifs relationnels sont « adjectivés » par l'adjonction d'un suffixe -lien, dans hugolien, -el dans structurel, -ique dans électronique.  Du point de vue de la sémantique restreinte, ils conservent donc un fort potentiel de désignation.  Néanmoins, cette propension à la désignation est héritée du substantif dont ils dérivent. 


ADJOINT
définition/ LXTout constituant d'une phrase qui n'est pas structurellement indispensable et que l'on peut enlever sans que la phrase cesse d'être grammaticale.  Syn. expansion.
exemple/ibid.Dans « Jean lit un livre dans le jardin », ‘dans le jardin’ est un adjoint (de lieu).


ADJONCTIF, -IVE  ⇨  sémantique de la conjonction ;  coordination ;  disjonctif
description‘et’ et ‘ni’ sont dits parfois « adjonctifs ».
cf.conjonctif, disjonctif.


AFFINITÉ  ⇨  compatibilité ; connexité ; redondance ; sème
définition /1987L'affinité est une forme de connexité sémantique et se distingue de la compatibilité (nécessaire à la cooccurrence [intelligible]) qu'elle implique par la reprise ou le partage de plus d'un sème.  Les collocations (ou unités phraséologiques) manifestent généralement une affinité (redondance de deux sèmes, minimum).
exempleLes feux de la rampe :  /source de lumière/2 + /rangée de lumières disposées au bord de la scène/.
MAJ/ REM/ v. 1998[1b]proximité non syntagmatique, entraînant une cooccurrence anticipable ; l’affinité implique ( ⇒ ) la compatibilité et comporte deux éléments de sens au moins.
REM/ 2007Non syntagmatique doit s'entendre comme « paradigmatique » ou lexicale (appartenant à la langue envisagée comme système).  Elle préexiste à la réalisation de la cooccurrence qu'elle permet d'observer.  La banalisation d'un segment d'énoncé peut entraîner une nouvelle affinité.  En effet, les termes affines auront une plus grande tendance à entrer en cooccurrence que des termes simplement compatibles et à entrer dans le discours sous forme d'énumération ou de parasynonymes.
notation/ tso≈ ; elle repose sur l'homosémie, c'est-à-dire l'intersection. A ≈ B implique (suppose) A ∩ B. C'est une relation symétrique, B ≈ A et transitive : (A ≈ B & B ≈ C) ⇒ (C ≈ A) ; sa réflexivité n'est pas pertinente : A ≈ A.
observationL'affinité n'est pas une notion intuitive ou impressionniste ;  comme l'établissement de la compatibilité, elle repose sur la comparaison (répétable) de définitions ou de matrices sémantiques.
remLa notation progressive de la compatibilité, de la connexité, ∼ ;  à l'affinité ≈ ;  à l'équivalence synonymique ≋ est arbitraire.  Il est parfaitement possible que des termes puissent compter plus de trois éléments de sens communs sans être de véritables équivalents, c'est-à-dire pouvant se substituer l'un à l'autre comme synonyme.  L'appréciation de la synonymie comporte, en dehors de relevés exhaustifs de définitions/acceptions et de contextes illustratifs, une part importante de subjectivité.  Chaque locuteur-interprète possède son propre « dictionnaire » de « synonymes ».  rem  —  la notation de l'équivalence a évolué et a pris celle de la congruence dans les relations envisagées du point de vue opératoire, c'est-à-dire xy et entre éléments de sens {x} ≡ {y}.


AFFIXE  ⇨  infixe ; préfixe ; suffixe
description/ Petit Larousse 1918Particule qui se met au commencement ou à la fin des mots pour en modifier la signification.
exemple/ibid.Les affixes se divisent en préfixes et en suffixes.  ‘dé-’ + ‘museler’ → démuseler ; ‘hyperbole’ + ‘-iser’ → hyperboliser
noteInfixe figure dans la nomenclature du PL 1918, mais en philologie, avec la définition suivante :  Élément qui s'insère au milieu des sons composant une racine pour en modifier le sens.


AGRAMMATICALE (phrase)  ⇨  phrase
définitionPhrase mal formée en ce qui concerne la syntaxe
*L'appui vient des exemples aux règles.


AGRAMMATICALITÉsyntaxe
définitionPropriété d'une phrase qui n'est pas construite selon les exigences de la structure d'une langue ;  la phrase est dite agrammaticale ⇧
exemple/ DL*Aimer chocolat enfant (marquée par l'astérisque)
remarque/ DLLDistincte de phrase interprétable sémantiquement, de phrase observée dans un corpus, de phrase possible.
note ⇧ [2010]« L'interprétabilité sémantique » d'une phrase agrammaticale est une question d'ingéniosité, comme le sont souvent les métaphores, les jeux de mots ou les allusions (et les rébus).  L'expression elle-même est louche, comme elle ne peut s'opposer à une phrase interprétable syntactiquement.
observationIl s'agit, selon toute vraisemblance, d'une adaptation structurale de la normativité, sous la contrainte logico-mathématique de « bonne formation », cf. WFF (pron. ouif) :  well-formed formula.


ALLÉGORIE  ⇨  prosopopée ; symbole (litt.)
description/ Abrams /VerestL'allégorie entreprend de rendre intéressante et convaincante une doctrine ou une thèse en la convertissant en un récit où les agents et parfois le cadre représentent des concepts généraux, des qualités morales ou d'autres abstractions.  ||  L'allégorie n'est qu'un symbole ou une prosopopée soutenue et prolongée.
définition/ LetFSuite de métaphores toutes relatives à un même objet.
exemple/ LetFLe chêne et le roseau de La Fontaine.
définition/ RDNarration ou représentation entièrement métaphorique, où le singulier vaut pour le général.  L'allégorie peut être langagière ou picturale.
observationQuoiqu'elle fasse appel à l'interprétation, il n'est pas sûr que l'allégorie soit un phénomène sémantique et, en premier lieu, on révoquera en doute l'application d'un sens figuré là où il y aurait eu un sens propre.  Le dictionnaire Quillet-Flammarion parle de « deviner » sous le sens littéral le véritable sens du discours.  L'idée de correspondance terme à terme semble largement compromise.  L'hypersémie apparente est accompagnée d'une hypermorphie.  Le succès d'une interprétation de ce genre tient en grande partie à l'intégration de la culture ambiante par le sujet.  [2010]


ALLITÉRATION  ⇨  assonance ; hiatus
descriptionrépétition des mêmes sonorités, surtout des consonnes (consonantique) dans une suite de mots rapprochés.  ||  La nécessité de se plier aux contraintes métriques de l'allitération a entraîné la formation du vocabulaire spécifique, riche en synonymes
exemple/PL 1918Non, il n'est rien que Nanine n'honore (Voltaire) ; Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes (Racine).


ALLUSION
description/ PL 1918Mot, phrase, qui fait penser à une personne, à une chose, etc., sans qu'on en parle.
exemple/ LetFFin de la fable de la Chauve-souris et des deux Belettes (La Fontaine) : Le sage dit, selon les gens :  Vive le roi ! vive la ligue !


ALTERNATIVE  ⇨  contradictoire
définition/ CuvillierEnsemble de deux propositions dont l'une est vraie si l'autre est fausse, et inversement (schéma :  de deux choses l'une — ou A est B, ou C est D ; se dit spécialement de deux propositions contradictoires (schéma : ou tout A est B, ou quelque A n'est pas B.) 
Principe de l'alternativeDeux propositions contradictoires ne peuvent être toutes deux fausses.


AMBIGUÏTÉ  ⇨  syntaxe ; amphibologie
description/ PL 1918Défaut de ce qui est équivoque, à double sens.
exemple/ibid.Il faut parler sans ambiguïté.
définition/ RDCaractère d'un message (langage ou autre système signifiant) qui, pour le récepteur, possède plus d'un sens, et qu'il ne peut interpréter à coup sûr.
exemple/ibid.Je loue la maison.
note/ RDL'énonciation d'un message par l'émetteur n'a pas d'ambiguïté, l'intention étant de communiquer un seul sens.  Si l'émetteur souhaite en communiquer plusieurs, il s'agit de rhétorique et de jeu avec les signes.
observationFaçon très cavalière de dédouaner l'émetteur (produteur du message) dont RD semble avoir été la seule à connaître les intentions.  On suppose qu'un émetteur soucieux d'être compris prendra soin d'appliquer le conseil du vieux PL, mais dans le quotidien, ce n'est pas le cas.  Je ne veux pas faire le procès de l'énonciation, mais elle n'est pas au-dessus de tout soupçon.  Un instant de réflexion devrait nous convaincre que le récepteur du message n'est pas plus coupable de mauvaise foi qu'un autre, sauf à vouloir tourner en ridicule une expression malheureuse (l'Omniprésent Sarkozy se proposant de poursuivre une enquête, se croyant encore ministre-flic de l'intérieur - écrit le 10-X-2007).  On se gardera de parler d'ambiguïté, l'interprétation pouvant présenter des incertitudes de part et d'autre (sinon l'expression correctrice « je veux dire » n'aurait pas de raison d'être).
description/ DLLSe dit d'une séquence linguistique qui peut être interprétée de plusieurs manières différentes, et qui est donc susceptibles de plusieurs analyses différentes à un niveau quelconque — morphologique, syntaxique ou sémantique — de la description linguistique.
Ainsi la séquence phonique [alarme] sera représentée au niveau morphologique par deux analyses différentes, correspondant à « alarmé » et « à l'armée ».  De même, l'énoncé : j'ai vu tuer les fauves est un cas d'ambiguïté syntaxique (homonymie syntaxique chez Bally ; homonymie de construction chez Hockett) puisqu'il est interprété différemment selon que fauves est objet ou sujet de tuer.  L'ambiguïté peut également résulter de l'homonymie lexicale : j'aime le son (de cette cloche, du blé).
exemple/ LL[lexicale] Il n'écrit qu'une lettre à la fois.  [syntaxique] Les invités entendaient le bruit de la fenêtre.  L'amour des femmes inspirent les poètes.
remarqueC'est la syntaxe qui a surtout mis à la mode l'ambiguïté, car elle travaille sur des unités courtes (syntagmes ou propositions sans expansion suffisante) sans situation, sans coordonnées, sans environnement linguistique le moindrement étendu (une phrase avant, une phrase après), sans référence et où le sens n'est invoqué qu'anecdotiquement et le plus souvent à tort.  Je me souviens personnellement de l'exemple de la « directrice de société enrhumée » qui permet de construire un univers loufoque où une société (commerciale) serait enrhumée, sans doute pharmaceutique.  L'ambiguïté serait un effet de la myopie cognitive. ⇩  [2010].


AMBIGUÏTÉ (levée d')
définition/ RDInformation qui résout l'ambiguïté au profit d'un seul sens.
remarqueLa situation ou un contexte (linguistique) plus fourni lève normalement la plupart des ambiguïtés, lexicales ou syntaxiques.  L'exemple lexical du LL appelle une observation, car on a affaire à une activité tenant du tour de force (dans les deux cas, cf. π il écrit une lettre à la fois).  Même les digrammes sont tracées en deux temps.  Quant à l'activité épistolaire, elle tient de l'abus de langage qu'on trouve également dans les propos de gens qui lisent plusieurs livres.  Pour lever l'ambibuïté, il suffit ici d'adjoindre « en même temps ».


AMPHIBOLOGIE  ⇨  ambiguïté
définition/ PL 1918Construction vicieuse qui fait qu'une phrase présente deux ou plusieurs sens différents.
exemple/ibid.Je porte des bonbons à mes enfants qui sont dans la poche de mon habit.
description/ DLLElle naît d'une ambiguïté syntaxique ou sémantique qui relève d'une maladresse et qui a pour résultat de rendre le sens de l'énoncé douteux : il suffit d'une homonymie, d'un mot équivoque, d'une inversion syntaxique, d'un signe de ponctuiation mal à propos.  Il est amphibologique de dire à quelqu'un qu'on va lui « régler son compte » si on veut dire lui « régler sa note ».  Vendre une bicyclette pour jeune fille qui n'a jamais servi n'est pas moins ambigu.
exemple /LLJe ne sais pas quels journalistes anglais lisent les romanciers français.
notevoir la remarque ci-dessus pour l'ambiguïté ;  dans de nombreux cas, outre la maladresse, la cause peut être le besoin ou le désir d'être concis ou bref.


ANACOLUTHE  ⇨ ellipse
définition /PL 1918(1) Ellipse par laquelle on omet dans une phrase le corrélatif d'un mot exprimé.  (2) Tour de phrase où la construction change brusquement.
exemple /ibid.1) Qui dort dîne pour celui qui dort dîne.  2) Et, pleurés du vieillard, il grava sur leur marbre... Ce que je viens de raconter.


ANALOGIE I   ⇨  analogie II
définition[PL 1918]  Rapport, ressemblance, similitude partielle d'une chose avec une autre (ex. 1) ;  Par analogie, d'après les rapports qui existent entre les choses (ex. 2).
exempleEx. 1. La langue italienne a beaucoup d'analogie avec la langue latine.  Ex. 2.  juger, raisonner par analogie.
remarqueJe laisse aux spécialistes l'analogie comme modèle de formation dans l'évolution des langues. 
cf. induction« Dans l'induction la plus rigoureuse, aussi bien que dans la plus faible analogie, nous concluons de ce que A ressemble à B dans une ou plusieurs de ses propriétés, qu'il y ressemble aussi dans une autre propriété donnée. »  John Stuart Mill (1862 [1889]).
J. Duval-Jouve (1844)« l'analogie est à l'induction ce que l'opinion est à la certitude. »


ANALOGIE II ⇨  relation ; comme ;  analogie ;  annomination
définition/av. 2000Relation issue de l'opération de comparaison (a ⊼ b) et qui est à la base de la métaphore [et de l'extension de sens (catachrèse)].
notation/tso [tos]« x ⊨ y » se lit « x est comme (ou « a pour modèle ») y ».
propriétésElle est antisymétrique, transitive et réflexive.[3]
[2]Les propriétés sont données sous toutes réserves et ne sont considérées que du point de vue du sens.  Si x est analogue à y, celui-ci est aussi analogue à x, bien que la pertinence ne soit pas démontrée.
REM/2007L'analogie est également une relation observable entre éléments signiques [éléments de sens].
observationLe processus de sémantisation-sémiotisation correspond à un mécanisme (dispositif) sémiocognitif (mental/psychique) relativement simple.  Il s'agit normalement, comme je l'ai déjà signalé, d'une forme de la relation prédicative, « x est Y », mais fonction d'une condition.  Rastier (1989 : 59n) suppose à tort que les « processus interprétatifs mis en oeuvre sont fort complexes ».  Il assimile ceux-ci à ce qu'il appelle des « inférences analogiques ».  La récurrence n'est certainement pas un facteur de complexité, à moins de se situer à l'intérieur d'une même structure (enchâssements itératifs). 

Si l'inférence est fondamentale, au sens de raisonnement indifférencié, l'analogie n'intervient qu'à défaut d'une interprétation satisfaisante, et l'on a vu que ce n'était pas nécessairement le cas pour la métaphore.  De tout façon, la chaîne analogique peut être longue sans que le processus fondamental soit atteint. — Il ne faut pas confondre raisonnement par analogie et inférence, comme il semble le faire. 

Le raisonnement en question (analogisme, selon le PL 1918) est [un paralogisme, c'est-à-dire] une forme dévoyée de la « proportion » (D est à C comme B et à A), où de ressemblances établies on conclut à des ressemblances inobservées.  Comme le signale Lalande, l'analogisme est plus près de l'induction que de la déduction.  Je rappelle que l'inférence cognitive est neutre dans la mesure où elle est l'opération générale, dont le raisonnement, la déduction et l'induction seraient des cas spéciaux [dans « De l'inférence sémantique » je développe l'hypothèse (à partir de l'observation de mes schnauzers) que l'induction est une observation qui attend sa mise en règle pour devenir une inférence].  L'inférence immédiate n'exige pas de moyen terme (dans le syllogisme) :  conversion, subalternation, contraposition.  (Toujours Lalande.)


ANALYCITÉ (ou analyticité)  ⇨  prédicat ; assertion
description /RD1) formelle :  énoncé assertif dont le prédicat reprend formellement le sujet ;

2) non formelle : énoncé assertif dont le prédicat ne reprend pas formellement le sujet ;

3) morphosémantique :  énoncé assertif donc le prédicat redonne le sujet selon les règles morphosémantiques de la langue.
exemples1) Les vieilles femmes sont des femmes.  2) La pomme est un fruit.  3) L'évaluation est l'action d'évaluer.
exemplesTous les octogénaires ont plus de 80 ans.  Ceux qui parlent français parlent une langue.


ANALYSE  ⇨  contenu ; contenant
observations/ 1984La date est approximative, car si j'ai un article sous la main, je n'ai pas de garantie que ce soit le seul où j'aie expliqué que la sémantique ne devait pas consister à décomposer les mots en quête d'illusoires entités qui seraient effectivement des éléments de sens.  En effet, si j'hésite toujours, comme on le voit ci-dessous à parler d'analyse, c'est à cause des entraînements qu'une telle notion comporte :  unités plus petites, recombinaisons, composition, compositionnalité, etc...
remarqueLa mise en place d'un plan métalinguistique n'est qu'un artifice théorique comme celui du discours revenant sur lui-même pour s'expliciter.  Les termes qui y apparaissent ne sont pas des unités plus petites dont seraient constituées les mots ou syntagmes du discours, ni même le contenu des mots-contenants.

Le plan métalinguistique de la théorie est une mise en place des relations auxquelles correspondent les unités faisant l'objet de la description ;  sous la forme de matrices, ce plan est extensible, c'est-à-dire qu'on peut ajouter un pan pour expliciter les éléments de définition eux-mêmes.  Même d'un point de vue intuitif, comme dans le cas du dictionnaire, la représentation spatiale constitue une bonne illustration du rapport élément du discours et éléments de sens.
note [2010]La mma (matrice métalinguistique d'analyse), si elle recourt à la spatialité, n'instaure ni structure profonde ni forme logique, ni concepts ni noématique (ou noèse).


matrice explicitée
plan linguistique/du discoursdécoloréstyle décoloré
plan métalinguistiquequi a perdu sa couleursans vigueur
bisnotecesser d'avoirmatière coloranteprivationforce

note  niveau méta-métalinguistique (peut se multiplier avec l'explicitation progressive des éléments de sens) Voir la remarque ci-dessous ⇩.


ANALYSE COMPARATIVE ou comparée  ⇨  interdéfinition
description/ 2007C'est à l'occasion de cette présentation alphabétique que je me suis arrêté sur ce qui constituait ma méthode, en superposant mentalement le problème de l'interdéfinition et celui de « contrôle croisé » des dictionnaires, forme bricolante de métalexicographie.  Comme je venais de travailler sur les diverses propriétés et sur la fiche de la comparaison, je me suis dit voilà un nom tout trouvé.

Cette analyse découle de la toute première forme d'analyse sémantique opératoire et qui consistait à étudier les redondances (aujourd'hui les intersections) de pléonasme et de naturalisation de pléonasmes, par transformation syntaxique (‽un revolver à barillet  ⇨ le barillet d'un revolver).  Le pléonasme fut mon premier sujet/projet d'article, mais sans être mené à terme, quoique toutes les analyses aient été faites.
remarqueOn peut considérer, aujourd'hui, que l'analyse sémantique comparative (issue de l'analyse de la redondance, 1982) remplace pour moi l'analyse sémique, où je ne me suis jamais senti doué ni en mesure de déterminer avec certitude la nature et l'ordre des sèmes.  Il faut dire qu'avec des hypothèses épistémologiques comme la disproportion et la labilité, les classements hiérarchisés manquent de séduction.

Essentiellement l'analyse sémantique comparée se sert de tableaux, sans qu'il s'agisse nécessairement de matrice (même si je généralise l'emploi de ce dernier terme), mais dans tout tableau, il y a nécessairement rupture de plan.  Le premier rang (première ligne) est toujours celui des unités lexicales, syntagmatiques ou discursives et le rang immédiatement inférieur constitue le premier niveau métalinguistique et analytique.  Tout rang s'ajoutant sous celui-là sera l'explicitant du rang supérieur immédiat, sauf dans les cas où l'on compare des acceptions différentes pour un même terme dans des sources différentes.

Le nombre de colonnes est dicté par le nombre d'unités dont on compare le sens tel qu'il apparaît dans les définitions et/ou le nombre de sources sollicitées, compte tenu, également, du degré de finesse ou de généralité de l'analyse.  Le tableau permet également l'analyse de syntagmes tirés du discours.  Différentes combinaisons peuvent être envisagées.

On emploiera la même méthode pour comparer entre elles les diverses acceptions ou les divers emplois des unités lexicales polysémiques, cf. mastodonte.  Dans toutes les matrices « à tiroirs » les termes en gras sont ceux qui sont explicités au niveau inférieur.


tableau-type d'analyse sémantique comparée
Terme1/Source1Terme2/Source2Terme3/Source3Terme4/Source4
définition/acceptiondéfinition/acceptiondéfinition/acceptiondéfinition/acception
explicitationexplicitationexplicitationexplicitation
explicitationexplicitationexplicitationexplicitation


mastodonte (exemple)
PL 1918genre de grands mammifères fossiles, des époques tertiaires et quaternaire, voisin de l'éléphantpersonne d'une corpulence énorme
PL 2001Mammifère fossile de la fin du tertiaire et du début du quaternaire, voisin de l'éléphant, mais muni de molaires mamelonnées et, parfois, de deux paires de défenses. (Une espèce américaine s'est éteinte il y a seulement 10 000 ans.)  © Larousse / VUEF 2001Personne, animal ou chose énorme.


ANALYSE SÉMIQUEsème
D'après le DDLAnalyse différentielle qui compare les signifiés de termes d'une série paradigmatique ayant un dénominateur sémantique commun, c'est-à-dire appartenant à un ensemble lexical.
note [2010]Comme cette définition risque d'englober également la méthode de la mma, il est bon de citer le début de l'article que lui consacre le DL (Dubois et al.) :  L'analyse sémique vise à établir la composition sémantique d'une unité lexicale par la considération de traits sémantiques ou sèmes, unités minimales de signification non susceptibles de réalisation indépendante (...).
REMDans la théorie des opérations sémantiques, les analyses se sont dès le début exercées sur des syntagmes [ou sémiotaxies].  Les parcours génériques, en ce qui les concerne, ont toujours été reconstruits à partir des entrées lexicographiques, d'observations, donc, et non avec l'idée de dévoiler une structure immanente, à laquelle je ne souscris pas, de toute manière, n'étant pas idéaliste.


ANAPHORE  ⇨  anaphorique ;  anaphrase
description/ dateL'anaphore présente un intérêt particulier pour une théorie de la sémantisation car la recherche de l'antécédent (anaphorisé) n'est pas sans analogie avec l'élection d'une valeur à assigner.  En outre, l'anaphrase joue un rôle analogue à celui de la paraphrase dans le contrôle des assignations. De même les notions d'homosémie et d'isosémie y jouent un rôle capital.
exemple« Ce cheval est vicieux. N'en approchez pas. -Je le sais. »  1) en  ⇨ « de ce cheval » ;  le  ⇨  « je sais que ce cheval est vicieux ».


ANAPHRASE  ⇨  paraphrase ;  anaphore ;  reprise ;  isosémie
définition/ 1987Expansion paraphrastique correspondant à un énoncé « supposé d'origine », antérieur à l'insertion des éléments précorrecteurs économiques que sont les substituts anaphoriques (reprises :  y, en, le, les, etc.).
exemple« Connaissez-vous Rouen ?  — J'arrive de Rouen et je retourne à Rouen. »
voirl'exemple de la fiche précédente


ANISOMORPHISME [= hétérologie]  ⇨  disproportion, autonomie
description/ 1987Le plan de la forme est relativement indépendant du plan du contenu [sic] (cf. l'arbitraire du signe) ;  le plan (métalinguistique) du sens présente par rapport au plan de la langue objet une hétérogénéité.
exempleProuesse et /acte/.
remOn aura compris que ce que je désignais à cette époque comme quelque chose d'hétérogène tenait en quelque sorte à un malaise en face du signe saussurien (et a fortiori devant le hjelmslevien).  Sans le faire exprès, je viens de tomber sur verseuse dans le Petit Larousse 1918, et, vérification faite, la poignée est toujours droite dans le Larousse 2001 (idem pour le PR, même dans le Millésime 2007), mais pas pour Lexis qui admet implicitement qu'on ait cessé de les fabriquer avec une poignée latérale perpendiculaire au bec (par rapport au centre du récipient, le Quillet-Flammarion de 1963 précise que la poignée est horizontale - probablement à l'origine de nombreux accidentsnote) sans mettre le mot à l'index, imité, je dois le signaler, par le Bordas de la même année. 

La solidarité réciproque (interne) des signes est plus une affaire d'habitude (ou paresse de lexicographe) que de réelle permanence.  Pourquoi le référent du monde réel peut-il changer sans effet sur la définition de l'objet.  On a vu, avec mastodonte que la définition de l'être et le sens dérivé ont tous deux évolué, de 1918 (pour être plus précis de la période 1856-1918) à 2001.  On pourrait penser que je confonds la structure du signe et celle que met en place une analyse du sens ou plus généralement une analyse linguistique, mais ces dernières sont issues de la première.  Au XIXe siècle, comme au siècle des Encyclopédistes, le signe avait un rapport avec l'idée, mais ne l'intégrait pas.  L'idée restait dans le domaine de la pensée.

Quant à la permanence apparente de certaines choses de l'esprit et de leur définition, prenons le cas de du syllogisme.  Figé depuis les Scolastiques sinon depuis Aristote, on ne lui connaît comme seules variantes que les personnages qui en font les frais.  Dans le PL 1918, c'est celui à qui s'adresse l'exemple (astuce du rédacteur, sans doute).  Cette pétrification n'est pas rare, mais elle ne constitue pas la règle. Le cas de Rome impériale va changer selon l'époque et l'historien et la place que lui assigne le lexicographe. 

Mais plus près de nous, un syntagme que je donnais souvent en exemple comme cas de « syntagme réservé » est maintenant couramment employé par toutes les presses françaises [écrites, télévisées, internet].  Il y a un vertigineux trou de mémoire en ce qui concerne l'État français ;  il est même curieux que cette désignation dans la forme de « le Président de l'État français » soit celle qui désigne Nicolas Sarkozy depuis son intronisation. Il a même emprunté la devise triple, non pas celle de la République, mais celle de l'État français :  Travail, Famille, Patrie.
note verseuseUn tour sur le web permet de recadrer.  Un modèle (Mauviel) sur une vingtaine de verseuses, mais la poignée (j'allais écrire le manche) a été modifiée et n'est plus à angle droit (par rapport au modèle PL 1918).  La verseuse de machine expresso ne compte pas, où les filtres ont aussi des poignées saillantes, par nécessité.


ANISOSÉMIE  ⇨  oxymore
description/ 1987L'anisosémie est une forme de l'asémanticité dans le syntagme ou la phrase.  Elle se caractérise par la cooccurrence de deux formes dont les « sémèmes » n'ont aucune connexité (absence de reprise sémique).
exemple/ m. d.Un heureux marasme (oxymore).
remL'exemple est en fait un contre-exemple, puisqu'il s'agit d'une figure.  Mais une analyse ingénieuse pourrait peut-être montrer qu'il n'y a pas réellement absence d'éléments communs.  Je ne retiens que ‘marasme’ 3 (le sens 3) du PL 1918 (1. maigreur extrême ;  2. perte des forces morales ;  4. affaissement (commerce) —

Pour ‘heureux’, j'ai écarté le sens 2. que le hasard favorise ;  3. qui prévient favorablement ;  4. qui présage le succès ;  5. qui réussit bien ;  les autres sont des emplois (c'est-à-dire commençant par le syntagme, qui est élucidé) :  naturel, répartie, mémoire...  Il est possible que la conjonction de (2) pour ‘heureux’ et (5) pour ‘marasme’ aurait été plus probant, mais l'étiquette « oxymore » serait tombée. 

Les indications entre crochets sont des interventions personnelles, le Petit Larousse 1918 étant particulièrement circulaire avec ‘bonheur’, par quelque bout qu'on le prenne (félicité, béatitude, joie ≝ {mouvement de l'âme}! ⇨ lire : {sentiment}).  Comme dans toutes les matrices « à tiroirs » les termes en gras sont ceux qui sont explicités au niveau inférieur.


matrice syntagmatique
heureuxmarasme
jouit du bonheurapathie profonde
félicitéinsensibilité ⇒ insensible
↹ bonheurqui ne peut éprouver de sensation
...impression
[sentiment/état][sensation/état]


ANAPHORIQUE  ⇨  fonction déictique ;  coréférence
On dit d'un pronom personnel ou démonstratif qu'il est anaphorique quand il se réfère à un syntagme nominal antérieur (1) ou à un syntagme nominal qui suit (2).  Cet emploi anaphorique s'oppose à l'emploi déictique du démonstratif.
exemple1) Pierre, je le vois  —  Vauban publia un projet de dîme royale qui le fit disgracier par Louis XIV.  2) Enfin, tu l'as prise, cette décision ; je le vois, cet hurluberlu de Georges.
note [2010]On parle aussi de substitut.


ANNOMINATION   ⇨  analogie ;  analogie ;  antanaclase
description /DLLRapprochement de mots présentant des sonorités analogues, voire identiques, et des sens différents.
exemple /ibid.Qui terre a Guerre a (Rabelais)


ANOMALIE Ø  ⇨ asémantique, zéro
description/ 2000-2007On a affaire à une anomalie sémantique quand aucune interprétation sémantique n'est possible à l'aide des critères et moyens linguistiques (y compris l'étymologie et l'analogie) dans la langue ordinaire.  L'anomalie sémantique n'exclut pas une interprétation métaphorique, « poétique », ou ou fantaisiste ;  ce n'est pas une notion prescriptive, mais une observation conduisant à la nécessité d'une condition conjecturale.
exempleLe cirque pompeux des grands messes.


ANOSÈME  ⇨  genre ; infrasème
descriptionTerme mieux formé qui devrait remplacer celui de suprasème, dans une sémantique descriptive utilisant cette notion ;  s'opposerait à catosème (l'ancien infrasème).
noteAvec l'adoption de l'expression « élément de sens », le problème terminologique ne se pose plus et résout également la question de « l'existence de sèmes » comme entité autonomes et stables, inventoriables et que certains supposaient universelles sous ce nom-là ou sous un autre, comme les siècles précédents le XXe tenaient le concept pour entité d'une nature analogue.
remComme l'état « sémique » est transitoire et fonction d'une procès de signification, les spéculations sur l'organisation des sèmes sont superflues.  La conversion d'un mot en terme métalinguistique ne l'abstrait pas de ses rapports avec les groupes où il apparaît en tant qu'unité lexicale.  L'oiseau devenu {oiseau} garde ses liens avec les passereaux et les palmipèdes, comme mots, même si sa référence est suspendue en tant qu'élément de sens.


ANTANACLASE  ⇨  annomination
définitionRépétition du même mot dans des sens différents.
exemple /PL 1918Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas.  (Pascal.)
note [2010]On peut contester qu'il s'agisse du même mot sans tomber dans l'héraclitéisme de la « Sémantique générale » de Korzybski.


ANTILOGIE  ⇨  paradoxe
définition /LXXContradiction entre deux idées philosophiques ;  entre deux opinions chez un même auteur.
noteAbsent de Cuvillier, mais présent dans Littré ⋀ dans le PL 1918.  Lalande nous renvoie aux Sceptiques grecs et donne le sens d'« oppositions de discours ou d'arguments ».
cf. PL 1918Contradiction d'idées.


ANTINOMIE  ⇨  incohérence ; ⇧
définition /PL 1918Contradiction entre deux lois, deux principes de philosophie.
exempleLe paradoxe du menteur, d'Eubulide de Mégare :  l'énoncé que je prononce est faux.
noteOn peut se demander s'il s'agit d'antinomie quand en physique on récuse la causalité pour en échange identifier des « effets ».  Omnis en recense treize dans sa nomenclature.


ANTIPHRASE  ⇨  ironie
définition /PL 1918Figure qui consiste à employer un mot dans un sens contraire à sa véritable signification.
exemple /ibid.C'est par antiphrase qu'on a surnommé Philopator [qui aime son père] celui des Ptolémées qui fit périr son père.


ANTIRÉFLEXIVITÉpropriétés
définition /DMRelation binaire ℛ dans un ensemble E telle qu'aucun élément de E n'est en relation avec lui-même.
notation /improv.[1]˥(a ℛ a) ⋁ ˥ℛ(a, a)


ANTISYMÉTRIQUErelation ; symétrie
définition/ DM(relation antisymétrique sur un ensemble E)  Relation binaire ℛ sur E telle que tout couple (x, y) d'éléments distincts de E vérifie soit x ℛ y, soit y ℛ x, mais pas les deux à la fois.
remarqueLa symétrie (a ℛ b ⇒ b ℛ a) fait partie des propriétés d'une relation, avec la transitivité et la réflexivité.
exemple(a ∈ b) ⇏ (b ∈ a)
noteBlanché utilise « dissymétrique ».


ANTITHÈSE  ⇨  contraire ; oxymore
description /LetFOn dit qu'il y a antithèse dans une phrase quand l'une de ses moitiés exprime une idée contraire à celle qui est développée dans l'autre moitié.
exemple /ibid.Le travail rend tout aisé ;  l'oisiveté, tout difficile.


ANTONOMASE
définitionFigure de style consistant à remplacer un nom commun par un nom propre et inversement : 
exempleun Tartufe pour un hypocrite — un Aristarque pour un critique.
complément /DLL...consistant au contraire à remplacer un nom propre par une caractérisation généralement admise :  le Secrétaire florentin pour Machiavel.  L'Apôtre des gentils pour saint Paul.
LetFL'aigle de Meaux pour Bossuet, un Sardanapale pour un prince mou et efféminé.


ANTONYME  ⇨  opposition ; contraire
définition /PL 1918Contraire ;  mot qui a un sens opposé à celui d'un autre.
exemple /ibid.Laideur et beauté sont des antonymes.


ANTONYMIE I  ⇧  ⇨  complémentarité ; réciprocité ;  oxymore
définition /PL 1918Opposition de noms ou de mots ayant un sens contraire.
exemple /ibid.Un honnête fripon.
noteOn remarquera qu'il s'agit d'une figure comme l'oxymore et non de la « propriété pour deux mots de s'opposer dans un sens au moins ».
remarque /DLPar rapport à la complémentarité (cf. mariécélibataire), l'antonymie ne s'accompagne pas d'une double implication.


ANTONYMIE IIopposition ;  contraire
description/ apr. 1990opposition ;  cf. différence.  Les antonymes lexicographiques étaient traditionnellement réunis à la fin de l'article, sans indication de l'acception à laquelle ils se rapportaient ; ex.  « clandestin » a pour antonymes autorisé, avoué, public, dans le Petit Larousse 1918.
exemplefidèle ≢ infidèle ; clair ≢ obscur ; clairvoyant ≢ aveugle.
REMIl s'agit d'une relation lexicale, dont le synonyme habituel est « contraire ».  Cf. le Petit Larousse 1918 :  Opposition de noms ou de mots ayant un sens contraire
exempleun honnête fripon (ibid.) ; laideur et beauté sont des antonymes (id.)
noteLes antonymes, comme tous les termes dans une relation d'opposition, sont également en relation d'intersection sémantique ;  ils partagent au moins un élément de sens (rapport de connexité).
propriétés/ 2007Antiréflexive.  Antisymétrique.  Intransitive.  Ex.  Si blâmer est l'antonyme de flatter et si flatter est l'antonyme de critiquer, alors blâmer est l'antonyme de critiquer.
remNotion de la langue courante, n'a pas d'incidence particulière dans la théorie des opérations sémantiques, sauf lorsque la relation sous-tendue (l'opposition) intervient comme condition en tant que telle ou au sein de la condition conjecturale.


AORISTEgnomique
≝ pl18temps de la conjugaison grecque qui indique une action passée
étym.indéterminé
[Fiche ajoutée en 2010].


APODICTIQUE (proposition)  ⇨  vérité ;  nécessaire
définition /CuvillierProposition nécessairement vraie, soit en vertu d'une évidence immédiate, soit en vertu d'une démonstration déductive.
étym /ibid.apodeiktikos, convaincant
définition /PL 1918Se dit d'une proposition démontrée et incontestable.


APODOSE  ⇨  protase
définition /PL 1918Proposition principale placée après une proposition conditionnelle appelée protase.
exemple /ibid.Si vous voulez (protase), il partira (apodose).


APORIE  ⇨  antilogie ;  antinomie
définition /VPDifficulté insoluble.
exemple /ibid.Les apories du cartésianisme (Cuvillier).


APOSTROPHE
description /LetFFigure par laquelle l'orateur se détourne tout à coup de ceux à qui il parle pour s'adresser à d'autres, présents ou absents, morts ou vivants, et même à des êtres inanimés.
exemple /ibid.Ô Brutus, ô mon fils! ne souille pas ta noble carrière en la finissant.  (J.-J. Rousseau.)


APPARTENANCE x ∈ y  ⇨  implication ;  inclusion ;  transitivité I
description/ apr. 1995 x appartient à A  ;  marque le rapport d'un élément de sens au mot correspondant.
exemple{jouet d'enfant} ∈ ‘hélicoptère’ [en 1918]
REM/ 2007Il s'agit d'une relation descriptive analytique, mais également d'une sous-opération d'inférence.  L'ensemble des éléments de sens pouvant entrer dans l'interprétation d'une unité lexicale en discours est considéré comme une classe dont le mot est le nom.  Un élément appartient donc à une classe de sens de ce mot.
propriétésantiréflexive :  *a ∈ a ;  antisymétrique :  *a ∈ b ⇏ b ∈ a ;et intransitive :  *si a ∈ C & b ∈ C alors a ∉ b.
*remarqueLe DM ne fournit pas de table de vérité pour l'appartenance, mais indique qu'il s'agit d'une notion primitive.  Ceci explique sans doute cela.
REM 20111) le schéma que les logiciens et mathématiciens modernes emploient est le contraire (inverse) de l'axiome d'Euclide,« deux grandeurs (A, B) égalent à une troisième (C) sont égales entre elles (A = B) », c'est-à-dire a ∈ C, b ∈ C, alors ab.  J'ai donc corrigé la formulation de 2007 ;  2) Avec un exemple, on peut vérifier la propriété de transitivité (ici intransitivité), en admettant la double nature de b/B :  si a ∈ C et b ∈ C, ab/B, soit avec des éléments de sens et des unités lexicales :  {entre sens dents} ∈ bougonner, {mécontentement} ∈ bougonner, {entre sens dents} ∉ {mécontentement},  — avec métaconversion :  {entre sens dents} ∉ mécontentement ET inversion :  {mécontentement} ∉ entre ses dents.


APPLICATIF  ⇨  sème (az) ;  sème
Pottier 1974Le sème applicatif (générique [classème] ou spécifique [sémantème]) est celui qui se réfère à la fonction ou à la destination du terme étudié ;  dans ce cas, il s'oppose au sème descriptif et le complète.
exempleDans la description d'armoire, l'applicatif spécifique est /pour ranger objets domestiques/ ;  dans celle de gueule, l'applicatif générique (au sein du classème) est /→ animal/ et spécifique (au sein du sémantème) est /pour avaler/





NOTES

[1]  Le petit livre de M. H. Abrams qui est l'auteur d'une refonte (1957) de A Glossary Of Literary Terms, de Dan S. Norton et Peters Rushton (1941) a surtout servi d'aide-mémoire pour la nomenclature des notions, qui sera complétée par des sources en français :  Larive & Fleury, La troisième année de Grammaire (1895), Jules Verest, Manuel de rhétorique (1939).  Les références au logicien Robert Blanché sont toutes, sauf indication expresse, à son Introduction à la logique contemporaine, publiée en 1957 et réédité, avec corrections en 1968 ; celles qui sont faites au philosophe Armand Cuvillier proviennent du Vocabulaire philosophique (1956) repris dans le Livre de Poche.  On n'oubliera ni le DL ni le DDL, déjà cités, pas plus que le dictionnaire (LL=Le langage) sous la direction de Pottier, ni d'ailleurs le Lalande ou encore l'Encyclopoche 1977 Larousse « La linguistique », due à Pierre Caussat et ses collaborateurs (les textes sont tirés de la Grande Encyclopédie de Larousse).  Les abréviations m. s. signifient « même source ».  Les définitions/descriptions ne portant pas d'indication de source sont des notes de cours destinées à des étudiants non linguistes et leur aspect « grand public » tient à leur nature vulgarisatrice, comme leur point de départ est souvent une source encyclopédique (généralement Alpha ou le Thésaurus-Index d'une Édition de l'Encyclopædia Universalis que je ne possède plus), complétée par l'un ou l'autre des dictionnaires qui figurent dans le tableau des sources complémentaires, quand ce n'est pas plusieurs.  Ces notes remontent à plus de vingt ans et leur indication d'origine s'est souvent perdue.  Navré.

[1b]  « v. » dans cette colonne a le sens de {vers} (datation) et non le sens courant de {voir}

[2]  Lorsque les termes décrits appartiennent au vocabulaire général ou scientifique et qu'ils sont employés dans l'acception qui lui est normalement attribuée, il m'arrive de citer des sources externes, comme le Nouveau Petit Robert électronique (v. 2.1) ou l'Édition Millésime 2007, Le Langage, dirigé par Pottier (LL), le Dictionnaire de didactique des langues de Galisson et Coste (DDL), Cuvillier (VP), Lalande (VTCP), et ainsi de suite.  Les sources externes sont toujours indiquées :  c'est une question d'honnêteté intellectuelle.  C'est aussi le cas pour certains exemples, soit le Robert ou le Petit Larousse 1918, ou même le Dictionnaire des mathématiques (DM).  CMM, LXX, RD, DL, LX sont également explicités dans les sources complémentairesComme la plupart des notes en bas de page dans Az et dans le défunt Aide-mémoire (intégré à la présente version) consistaient en des éclaircissements d'ordre bibliographique, elles sont supprimées et remplacées par un renvoi au tableau des Sources complémentaires (page d'index-Az) ou à la bibliographie générale ou encore, le cas échéant, à la bibliographie de « De l'inférence sémantique ».  Les autres notes seront intégrées aux fiches auxquelles elles se rapportent.





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